Une nécessité de réduction

Le secteur du bâtiment est le plus énergivore : il représente 44% du bilan énergétique français et plus de 20% des émissions de CO2 nationales [source ADEME Climat Air Energie 2014] ! Il est donc naturellement un secteur prioritaire des actions de réduction des impacts sur le climat et de la loi Engagement National pour l’Environnement (ENE): l’objectif est de diminuer de 38% la consommation d’énergie finale dans ce secteur d’ici 2020.

Pour les constructions neuves, la réglementation thermique (RT), instaurée par le Grenelle de l’Environnement, détaille un programme de réduction des dépenses énergétiques pour les bâtiments. La RT 2012, applicable depuis le 1er janvier 2013, impose pour les nouvelles constructions et aux extensions de bâtiments existants de ne pas dépasser un seuil de 50kWhEP/(m².an) de consommation d’énergie primaire conventionnelle. Ce seuil représente un niveau environ trois fois plus bas que la RT 2005.

Evolution RT

Évolutions des seuils imposées par les Réglementations Thermiques en kWhEP/(m².an)

A terme les bâtiments devront produire autant voir plus d’énergie qu’ils n’en consomment et devenir ainsi « passifs ».

Ces réglementations ont pour but de limiter les impacts sur l’environnement mais aussi de prévenir et de limiter la précarité énergétique (faire des économies sur la facture énergétique des consommateurs finaux et réduire la dépendance aux énergies fossiles).

Les détails de la RT 2012

La réglementation thermique 2012 s’appuie sur 3 indicateurs:

  • Le Bbio (Besoin bioclimatique conventionnel)
  • Le Cep (Coefficient de consommation conventionnelle d’énergie primaire)
  • La Tic (Température intérieure conventionnelle)

Le Bbio

Cet indicateur représente les besoins d’un bâtiment en chauffage, en climatisation et en éclairage indépendamment des systèmes énergétiques mis en place sur celui-ci. En le réduisant on cherche à limiter les besoins en énergie du bâtiment en optimisant le bâti et l’orientation du bâtiment. L’enjeu consiste à penser le bâtiment de manière à récupérer le maximum d’énergie gratuite et naturelle: l’orientation du bâtiment pour être le mieux exposé, l’éclairage naturel via des baies vitrées… Mais aussi à mettre en œuvre une bonne isolation thermique : toiture, baies et parois.

Le Cep

Le Cep est un indicateur de la conso d’énergie primaire du bâtiment et de ses équipements ( chauffage, production d’eau chaude sanitaire, climatisation, éclairage et auxiliaires (pompes et ventilateurs)). Pour être réglementaire la valeur du Cep doit être inférieure au Cepmax qui s’élève en moyenne à 50 kWhEP/(m².an) d’énergie primaire (modulé selon la localisation géographique).

La Tic

La Tic prend en considération le confort en été en imposant un seuil de température à ne pas franchir au cours des 5 jours de forte chaleur.